Le mot Trieu, d’après le dictionnaire Rouchi-Français de G.A. Hecart paru à Valenciennes en 1834, a plusieurs significations. L’Trieu de fresnes peut signifier trou ou passage, parce que ce terrain va en descendant jusqu’à la rivière où il y a un bac pour passer l’eau. Il peut évoquer aussi un péage, un impôt mis sur le passage d’une rivière (trajectus, ancien français treu, patois trau). Certains pensent qu’il s’agit d’un lieu de stockage ou de triage : c’est là que l’on entreposait jadis le bois coupé dans la forêt toute proche, et le charbon de terre extrait des premiers puits de mine. Il existe d’ailleurs, au Trieu d’Escautpont , une place  appelée « Plache à bos » parce qu’on y empilait les billes de bois avant leur chargement sur les charrettes.

Le Trieu est un hameau de la commune de Fresnes, distant d’environ trois kilomètres du centre-ville et dont la population s’élevait en 1906, à 1800 âmes sur les 6719 habitants que comptait la commune

(d’après les statistiques postales de la commune de Fresnes). Il y avait à cette époque, une boîte postale sur la Place du Trieu fixée sur une maison particulière à l’ouest de cette place.

 A la fin du XVIIIe siècle, le Trieu avait une importance supérieure à celle du centre de la ville. Jacques Renard, maire et administrateur des mines, y avait installé les bureaux municipaux et ceux de la Compagnie des Mines d’ Anzin.

Encore aujourd’hui, le Trieu a gardé un sentiment d’indépendance vis-à-vis des autres quartiers : il a sa propre ducasse, sa salle des fêtes et les associations y sont nombreuses.

La rue Victor Hugo est la rue principale conduisant à la place du Trieu qui se nomme maintenant place Henri Barbusse. Parlant de cette rue, les trieusiens disaient : « In s’in va à Fresnes ». Cette rue est une des chaussées les plus larges de la ville. Les commerçants y étaient nombreux, aujourd’hui disparus (la boulangerie Gothero, la SOCOMA, le garage Schmidt…).

                Le sol était autrefois entièrement recouvert d’herbe. Une double rangée d’arbres entourait cette vaste surface. Ils furent détruits par « événements de guerre » entre 1914 et 1918.

                Depuis 1988, sur la place du Trieu, on peut voir une demi-molette de chevalement, accompagnée d’une plaque commémorative célébrant la première découverte du la houille à Fresnes.

En 1718, on ouvrit deux grandes fosses, à une demi-lieue environ des six premières, vers le couchant, à l’entrée d’un bois, en un lieu-dit « l’enclos Colard ». Dans la première de ces deux fosses, après un travail de dix-huit mois, jour et nuit, on découvrit la houille. Le 3 février 1720, à soixante-dix mètres sous terre, sur une veine que l’on creusa dans toute son épaisseur d’environ 1,20 mètre, on tira du charbon sur la largeur de la fosse. Les ouvriers en remontèrent aussitôt deux charretées, ce qui a été reconnu d’une bonne partie de la ville de Condé qui se rendit sur les lieux, ainsi que de plusieurs habitants de Valenciennes, Douai et autres lieux qui, pleins de joie de cette découverte, en prirent chacun un morceau pour l’emporter chez eux.

Aujourd’hui place Henri Durre, la place du Bas-Coron est situé à gauche de l’intersection de la rue Arthur Ville et de la rue du Bois.

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