Le château du parc a connu, au cours des siècles, de nombreuses transformations.

Les documents relatifs à ces différentes constructions sont très rares jusqu’à l’apparition de la photographie au XIXe siècle. Depuis le XIe siècle, la tour de bois surmontant la motte castrale montait la garde, sentinelle avancée au bord de l’Escaut. Nous évoquons cette motte dans le chapitre consacré au fleuve.

Propriété des comtes de LILLE, Fresnes et son château, s’il en était un, ont sûrement hébergé leurs maîtres. Au XVe siècle, deux d’entre eux, Thomas de LILLE et son épouse Agnès de MAILLY furent inhumés dans l’ancienne église. Mais leurs gisants ont disparu depuis longtemps.

Nous avons trouvé quelques repères historiques que nous présentons ci-dessous.

Le premier château dit de la Motte était une maison forte dont la localisation reste inconnue. On peut supposer que ce bâtiment se trouvait le long de l’Escaut, là où se situe aujourd’hui le Temple de l’Amour. Il n’en reste aucun vestige.

Depuis 1182, une famille seigneuriale est connue, celle de Karolus de Frasne.

1410 – 1411  Cartulaire des fiefs et arrière-fiefs de Hainaut.

 « Terre et seigneurie de Fresnes, le château, la maison, basse cour…vivier…et héritage dit de la motte » (Scufflaire, 1980, tome II, prev. de Valenciennes).

1474               Cartulaire des fiefs et arrière-fiefs de Hainaut.

« Maison et héritage appelée la motte » (Scufflaire, 1980, tome II, prev. de Valenciennes).

1481 – 1503   Les cartulaires des fiefs et arrière-fiefs de Hainaut reprennent les mêmes termes.

1610                Une gouache des albums de CROY représente et nomme le viel chastiau à Fresnes entre l’église et l’Escaut. Le dessin est petit et obscur. On distingue néanmoins une courtine, peut-être polygonale, sommée de tours rondes et entourée d’eau. Les bâtiments semblent en ruines (album de Vienne, collection photographique du musée de Douai, cliché n° 19).

1677                 Le château est détruit lors du siège de Condé par les troupes de Louis XIV, pendant la guerre de Hollande, province espagnole. La maison du château de Fresnes est de mesme ruinée et saccagée et rendue inhabitable n’y restant plus qu’un quartier sans chassis ny portes fenêtres ny plancher.

Le château construit au XVIIIe siècle dut être financé, bien qu’aucun document ne l’attestât, par Gédéon DESANDROUIN dont le fils Pierre avait fondé la première verrerie en 1716, à Fresnes et qui occupa vraisemblablement les lieux.

Gravure représentant le château de la famille DESANDROUIN.

Par héritage, ce château échut au petit-fils de Gédéon, Jean-Marie Stanislas Desandrouin qui le restaura et aménagea le terrain en jardin d’agrément, nouveauté pour l’époque. Il fit édifier le temple de l’Amour en 1762 en hommage à sa première épouse Caroline Joséphine de Walkiers. Il serait l’œuvre de l’architecte parisien Jean Chalgrain. Ce temple est contemporain de celui du Petit Trianon à Versailles qui date de 1777. Fresnes a-t-il servi de modèle pour le temple cher à Marie-Antoinette ? Qui sait…

Il n’existe que trois bâtiments de ce type en France : celui de Fresnes-sur-Escaut, celui de Versailles et celui du parc Monceau à Paris.

                                 Le temple de l’Amour vers 1960.                                                                                                       Le château vers 1905.       

Le 8 décembre 1836, le château de Fresnes fut acquis par la famille Renard. Il avait été reçu en héritage par Emilie Louise GRAVIS, veuve de Emile Moreau Saugrin décédé en 1833, fils ainé de Louise-Josephe Chalgrin  la deuxième épouse de Stanislas Desandrouin, Stanislas étant décédé sans héritier légitime.

Ce château avec son jardin, son étang, ses bosquets et autres dépendances, fut vendu pour la somme de 40.000 francs au fils de Jacques RENARD, prénommé Louis Marie Ange Charles Jacques, maître verrier et propriétaire demeurant à Fresnes.

Un bottin de 1892 précise que la propriété appartenait alors à M. Léon Renard. En 1907, le château fut acquis par M. Paul Wagret.

La propriété était entourée d’un mur qui se prolongeait jusqu’à la verrerie du Nord y attenant. Ce mur fut supprimé en totalité dans les années 1960 pour mettre en valeur le parc Joliot-Curie.

Entrée du parc vers 1925 avec les communs, le pigeonnier et les écuries.

Le tout a été démoli pour dégager la vue.

Le château actuel fut vendu le 1er août 1913 par la société Paul WAGRET et Cie à la Compagnie des Mines de Thivencelles qui en fit la résidence de ses directeurs successifs. Le dernier en date était monsieur AZAIS.

La propriété fut transmise par la suite aux Houillères Nationales par effet de la loi du 17 mai 1946 qui avait prononcé la nationalisation des charbonnages.

La municipalité de Fresnes en fit l’acquisition le 9 août 1958. Depuis lors, un certain nombre d’aménagements ont vandalisé l’intérieur.

Le perron et l’entrée principale situés au centre de l’édifice ont disparu pour laisser place à une plaque commémorative.

Le château en 2000.

Sources :

. Archives départementales.

. Archives municipales.

. V. Brillaud, paysagiste DPLG. – Un jardin XVIIIe à Fresnes-sur-Escaut. Juillet 1997.

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